Nathalie Pubellier

illustration de La Demarche
Agrégé et doctorant en philosophie (ENS-Ulm, PSL – Science, Art, Création, Recherche) Terrain d’étude au département danse du CNSMDP, où il a suivi la création de Madeleine et Henri. (cf. Les Cahiers de l’Étoile n°18, « L’utilisation de la mémoire sensorielle comme outil de composition chorégraphique »)
Une déambulation chorégraphique par la Cie L’Estampe où l’intime surgit et met en question la bienséance apparente. Trois duos ou six solos ? Trois diptyques, peut-être. Six personnages se laissent envahir par l’enfoui, le désir, le sensuel. Six fantasmes où le contrôle cède, où la carapace se fissure, où l’intime surgit. Un chef d’orchestre — Izidor Leitinger — dirige ses musiciens imaginaires, jusqu’à l’extase. Une muse en robe XVIIIe siècle s’éveille, traversée de rêves doux et troublants. Ailleurs, une figure féminine, entre nymphe et faune, avance sur talons, oscillant entre pulsion et retenue, entre animalité et contrôle. Puis un faune contemporain apparaît, traversé de tremblements, en dialogue avec ses propres fantasmes. Dans un troisième espace, une danse de puissance féminine émerge, presque rituelle, entre cérémonie et scène. Les spectateurs circulent, se croisent, s’observent. Ils partagent une expérience intime et fragmentée. La proximité avec les interprètes crée une empathie forte, et fait de Six un événement singulier dans le paysage chorégraphique.
Thoams Hahn
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